Vacances au Paradis, des familles ravies

DU 9 AU 14 JUILLET, 70 personnes dont 30 enfants et adolescents ont touché du doigt l’expérience spirituelle du Paradis de 1949 vécue par Chiara Lubich. Une édition bien préparée, actualisée et qui a laissé une empreinte lumineuse et profonde dans le cœur de toutes les personnes présentes. Vacances au Paradis, des familles ravies

« Je ne sais pas si je peux dire que je connais bien le Paradis de 1949, mais je connais celui de 2021. » « Avant ce séjour, j’imaginais ce texte du Paradis assez abstrait. Je comprends que c’est une réalité à vivre. J’ai un peu redécouvert les enfants ! Rares sont les occasions de les voir s’ouvrir ainsi, devenir responsables. » « Le Paradis n’est pas inaccessible ! C’est aujourd’hui ; c’est l’amour. Il faut continuer. » Voilà quelques-unes des impressions marquantes de ce séjour particulier.

Ce projet est né lors de la rencontre à Saint- Laurent-sur-Sèvre en 2019, où des membres de l’École Abbà – dont Fabio Ciardi, Anouk Grevin et Catherine Belzung – ont permis d’entrer dans l’expérience mystique vécue par Chiara Lubich, Igino Giordani et ses premières compagnes l’été 1949 dans les Dolomites italiennes. Trois cents personnes étaient présentes mais peu de familles et d’enfants. « Les jeunes familles, qui ont l’heureux “inconvénient” d’avoir des enfants, étaient absentes. Seraient-elles pénalisées pour cela ? » écrit Fabio dans son blog le premier jour de la rencontre. Le but était alors d’organiser une rencontre pour ces familles et avec elles. Pas question d’avoir un programme séparé parents et enfants. Motivés par Micé et Jean-Marie Wallet, trois couples – Fanny et Augustin Gambiez, Marie-Laure et Marcelo Pessoa, Émilie et Jérémy Tevane, le père Fabio, Catherine, Marie-Pierre Flour (assistante Gen 4) et Véronique Chauveau (pour le Centre Saint-Pierre) se sont penchés sur la question. La pandémie leur a même permis d’avoir plus de temps pour se préparer.

Le fil rouge du contenu spirituel était le suivant : Où pouvons-nous rencontrer Dieu ? Dans la création, la nature, tous les êtres vivants (jour 1) ; en moi (jour 2) ; dans l’autre (jour 3) ; au milieu des gens unis et qui s’aiment (jour 4) ; dans les cris de l’humanité (jour 5).

Tous les soirs, le P. Fabio présentait le thème aux parents à partir de textes du Paradis – pendant que de généreux veilleurs finalisaient le couchage de certains petits – et le lendemain, il arrivait à redonner l’essentiel du message aux enfants en présence des parents, dans un langage et un format adapté à eux. Il sortait de son sac des petites poupées en tissu représentant les protagonistes de cette histoire, continuait à raconter l’incroyable aventure de Chiara et, à un moment, lançait les poupées aux enfants qui les attrapaient, se les passaient entre eux, jouaient avec. Puis la journée s’ouvrait sur des activités en lien avec le thème du jour à travers des ateliers, des balades, des jeux, les repas, la messe pour ceux qui le souhaitaient. Catherine Belzung a montré des exemples de coopération en milieu naturel que nous sommes allés observer sur-le-champ… dans la forêt à proximité du Centre. Elle a co-animé un atelier sur l’estime de soi avec les adolescents et s’est prêtée au jeu des questions-réponses sur le fonctionnement des émotions. Passionnant ! Parmi les moments appréciés, nous pouvons citer : la construction d’un barrage sur un ruisseau, de lunettes pour voir l’autre d’un œil neuf, de biscuits à offrir, la nuit à la belle étoile, les parties de foot, les ateliers manuels autour de l’argile et du quilling (l’art de rouler des bandelettes de , la fresque sur le climat, la soirée festive. La vie matérielle et pratique s’est harmonisée avec le spirituel d’une manière surprenante. La gestion du timing n’était pas lourde, l’esprit de vacances présent, ainsi que celui de l’entraide et du partage.

Le P. Fabio écrit sur son blog : « Ce qui m’impressionne le plus, c’est de voir la sérénité des enfants, des plus petits, allaités aux moments les plus inattendus, aux plus grands qui sucent encore leur pouce, aux collégiens qui font semblant d’être indifférents et indépendants. Un univers varié. Et voici les plus âgés qui aident les plus jeunes à jouer et dans leurs activités. Je ne les ai jamais vus se battre entre eux. C’est certainement un reflet de l’atmosphère entre les parents. De vraies vacances au Paradis ! » Fabio est frappé par la générosité des enfants : « Des petits qui partagent leur morceau de chocolat et préparent des tartines de pain et de confiture pour leur voisin de table. Personne n’accapare mes marionnettes, ils se les passent entre eux, en privilégiant les plus petits, et me les rendent ensuite avec détachement. Ils sentent la présence de Jésus. »

« Voir des mères et des pères tout dévoués aux enfants est une véritable contemplation. Avec quel soin ils ont préparé cette semaine. Nous ne savons plus qui est l’enfant de qui, tant et si bien que nous vivons dans l’unité entre tous ; sauf pour les moments où toute la famille se réunit pour découvrir ses propres caractéristiques, les pas en avant à faire ensemble. »

Le succès de cette rencontre interpelle le groupe des organisateurs pour la suite. Une chose est certaine, ce patrimoine spirituel est notre ADN. Continuons à le transmettre dans cet esprit de famille en toute simplicité.

Émilie TEVANE

Impressions

« Moi, j’étais timide au début car je ne connaissais pas tout le monde mais les gens sont devenus mes amis. J’ai bien aimé les activités, c’était amusant. » Marguerita

« Je repars chez moi avec beaucoup de joie dans le cœur. » Rosalie

« Merci d’avoir imaginé, pensé et mis en œuvre ce séjour, et d’avoir ouvert les portes à des personnes pas encore Focolari. Vous avez déjà rendu ce Paradis vivant, présent, ici, dès à présent, le tout dans une grande disponibilité, simplicité et pourtant Vérité. Cela nous donne de l’élan pour aller plus loin, réfléchir à ce que l’on pourrait continuer de vivre. » Raoul

« J’étais heureux de pouvoir présenter la fresque du climat aux jeunes, je les ai sentis très impliqués ! » Nicolas

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