Pardonner à ses tortionnaires

Paronner à ses tortionnaires

Pardonner à ses tortionnaires

Je m’appelle Mario, j’ai 25 ans et je suis Irakien. Un jour, un groupe d’hommes armés fait irruption dans ma maison familiale. Ils menacent mes parents, me ligotent et m’emmènent, me transportant dans le coffre d’une voiture. Je suis séquestré dans une maison où ces hommes me battent et m’humilient sans que j’en comprenne la  raison. Après deux jours de sévices, ils m’aspergent de pétrole, mettent le feu à mes habits et s’enfuient… Je sors dans la rue en criant jusqu’à ce que des personnes  me voient et éteignent le feu qui brûlait mon corps.

En France, des chrétiens me tendent la main, m’aident sans me connaître.

Elles m’emmènent à l’hôpital et avertissent ma famille. S’ensuivent deux mois de soins et de souffrances physiques au bout desquels mon corps est marqué de  cicatrices. Mais plus encore, une grande souffrance morale m’envahit : je comprends que je ne peux plus vivre dans ma famille. Je n’ai alors que 17 ans, mais je dois  me débrouiller seul et trouver du travail. Je sais que c’est Dieu qui m’a soutenu pour trouver le courage de le faire.

Malheureusement, la milice extrémiste me retrouve. Elle me refait subir coups et sévices puis me donne 24 heures pour lui livrer la liste d’amis avec lesquels j’étais  engagé pour la liberté de penser en Irak, sans quoi ils me tueront.

Je comprends alors que je n’ai qu’une issue : m’enfuir. Je prends en hâte un vol pour la Turquie. Là-bas, je surmonte une autre série de galères pour atteindre la Grèce  dans un bateau de fortune. Après un long et difficile périple, j’arrive en Suède où je vis deux ans.

C’est à cette période que je commence à me questionner au sujet des religions. Ma famille est musulmane, mais j’étais non-croyant. Je quitte la Suède pour la France.  Et c’est là que des chrétiens me tendent la main, m’aident sans me connaître. Cela me touche au plus profond du coeur, au point de leur demander de me procurer  l’Évangile. Plus je le lis, j’apprends, et plus je sens mon coeur se réchauffer et mes yeux s’illuminer. Je demande à cheminer vers le baptême.

De nombreuses paroles ont changé ma vie en bien : pardonne, aime, aide, n’aie pas de rancune, rien n’est impossible à Dieu… Je rencontre aussi de bonnes et belles  personnes qui essayent de mettre en pratique l’Évangile dans leur vie de tous les jours.

Depuis six ans, je n’avais plus aucun contact avec mon père qui se plaignait des problèmes que je lui causais. Mais je ne peux pas être baptisé sans qu’il le sache.  Aussi, je demande à mes amis focolari – rencontrés depuis deux ans – de prier pour lui. Le jour de mon baptême, je lui assure regretter les soucis que je lui ai causés  dans le passé, que j’ai changé et que je vais être baptisé. Il me donne son accord en me disant : « Que le Christ éclaire ton chemin ! Je suis musulman, mais je  respecte toutes les religions. »

Aujourd’hui, ma vie est transformée. Je pardonne à ceux qui m’ont fait du mal, tous. Et je demande au Seigneur de leur pardonner parce que je crois que c’est Dieu qui  m’a donné la force de supporter toute cette souffrance.

Mario

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