Construire une société de confiance

Construire une société de confiance

Construire une société de confiance.L’histoire nous apprend qu’en temps de crise, forte est la tentation de penser d’abord à soi et aux siens. Nous voyons le côté positif des gestes de solidarité de proximité. Mais il faut demeurer attentifs à ne pas oublier ceux qui nous sont moins familiers ou moins proches. Alors que le virus continue de perturber le quotidien et que l’avenir reste nébuleux, la France entre dans une période électorale avec les scrutins départementaux et régionaux en juin et la présidentielle dans un an. Les choix à porter obligent à chercher, à nouveau, où se trouve le bien commun, l’intérêt général. Quels compromis (ou ententes) saurons-nous trouver sur les questions essentielles de l’éducation, la culture, la santé, la place de nos aînés, l’emploi, la sécurité, la préservation de l’environnement, le rôle des religions et la laïcité… ?

« À un moment donné, explique l’historien Jean-François Sirinelli, les cultures politiques se sont mises d’accord, elles ont eu à cœur d’établir une ligne d’horizon qu’est l’intérêt général. » Ces valeurs communes ne sont donc pas innées. Pour lui, elles « puisent dans la civilisation républicaine où le vivre-ensemble repose sur la démocratie libérale, la laïcité, la langue, l’école et un sentiment d’appartenance à une large communauté ». Si nous sommes conscients qu’elles peuvent être fragilisées voire rejetées, il nous faut veiller sur elles. Nous devons les défendre plus  courageusement afin d’éviter qu’une société du « côte à côte » ne se transforme en « face-à-face ». Quels engagements devons-nous prendre et quels choix devons-nous faire pour combattre une société d’ennemis et construire une société de confiance ?

Avec son horizon d’unité de l’humanité, le mouvement des Focolari a considéré, dès ses origines, la dimension de l’engagement politique, face à laquelle les catholiques sont souvent frileux. Igino Giordani (1894-1980) député et cofondateur de l’Oeuvre de Marie, en est une figure pionnière. Le Mouvement politique pour l’Unité (MPpU), porte le projet de « promouvoir la fraternité universelle comme catégorie politique », à travers la création d’espaces de dialogue entre élus « pour créer des liens, restaurer la relation dans des réalités où les intérêts contradictoires créent de la tension ». Cette année, il lance un appel « Pour une nouvelle qualité de la politique ». On y perçoit le souhait d’un meilleur respect mutuel entre rivaux, une gestion plus vertueuse du  conflit, sujet que Pilar Escotorin aborde dans nos colonnes. Au-delà, les chrétiens, prompts à se dire mal compris ou mal aimés de nos gouvernants, peuvent voir une invitation à investir ce champ de la vie sociale, pour le rendre davantage au service de tous et de l’unité.

Philippe CLANCHÉ et Émilie TÉVANÉ
redaction@nouvellecite.fr

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