Apprendre à vivre ensemble

Apprendre à vivre ensemble

Apprendre à vivre ensemble. NOUS PROPOSONS UN ÉCLAIRAGE DANS LE DOMAINE ÉDUCATIF, nourri par la réflexion d’experts de différentes disciplines et de la vie du charisme des Focolari, en dialogue avec la culture contemporaine.

Dans un lycée en Espagne, des élèves et leur enseignante d’histoire, Teresa Muñoz, ont ressenti un problème de coexistence civile lié à la crise catalane, sous fond de corruption de certaines élites. Ils ont lancé une action de communication auprès de leurs députés.

En analysant l’actualité, les étudiants ont constaté que le climat de tension au Parlement s’était incroyablement accru. Les confrontations, les insultes et les mensonges étaient à l’ordre du jour. Ce fait les a interpellés et ils se sont demandé : que pouvons-nous faire ? L’idée est née d’écrire une lettre aux dirigeants des différents partis politiques pour leur demander de réduire le climat de tension et de promouvoir un dialogue ouvert et respectueux. À la surprise générale, ils ont reçu une réponse de nombreux sénateurs et aussi du président du gouvernement. Dans sa lettre, il leur a dit : « Nous avons besoin de votre confiance pour continuer à travailler avec espérance », et « j’ai aussi pensé à votre reproche car ce qui est important, ce sont les personnes et les valeurs ».

Cette action illustre une compétence essentielle pour l’éducation, comme le reconnaissent également les organismes internationaux. Dans l’agenda 2030 des Nations unies, l’objectif 4 – qui vise à assurer une éducation de qualité pour tous – ne se limite pas aux connaissances et aux compétences académiques, mais inclut la nécessité d’apprendre à vivre ensemble. En particulier, la cible 4.7 souligne la nécessité de veiller à ce que tous les élèves acquièrent les connaissances et les compétences nécessaires pour promouvoir le développement durable, notamment par « la promotion d’une culture de la paix et de la non-violence, de la citoyenneté mondiale et de l’appréciation de la diversité culturelle ».

Comment passer de cette déclaration d’intention à la réalité ? Il n’est déjà pas évident de se mettre d’accord sur le sens des mots et la portée des concepts.

Afin de parvenir à une vision partagée, l’OCDE (Organisation pour la Coopération et le Développement Économique) a élaboré une définition de « compétence globale », approuvée par quelque 80 pays, qui inclut quatre dimensions : la capacité d’examiner de manière critique les questions locales, mondiales et interculturelles pertinentes ; la capacité d’apprécier et de comprendre le point de vue des autres ; la capacité de s’engager dans des interactions ouvertes et respectueuses avec les autres à travers les cultures ; et la capacité d’agir de manière responsable pour le bien-être de tous et le développement durable.

Une éducation qui vise à promouvoir cette compétence globale ne peut donc pas s’adresser uniquement à la tête, mais implique également le coeur – la dimension socio-émotionnelle – et la capacité d’agir, les mains. La mise en œuvre d’une telle éducation est le défi auquel sont confrontés les systèmes éducatifs du monde entier aujourd’hui.

Maria Teresa SINISCALCO
Diplômée d’un doctorat en pédagogie expérimentale de l’Université de Rome « La Sapienza », elle travaille comme experte pour l’Institut national pour l’évaluation du système éducatif italien

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