Prier 15 jours avec Marguerite Hoppenot

Albéric de Palmaert, auteur de Prier 15 jours avec Marguerite Hoppenot qui paraîtra en septembre prochain, revient sur son choix d’écrire sur cette grande figure encore peu connue du grand public.

 

Nouvelle Cité. Vous expliquez dans l’avant-propos de votre livre qu’écrire sur Marguerite Hoppenot fut une évidence pour vous, pourriez-vous nous en dire plus ?

Albéric de Palmaert. Effectivement, cela m’est apparu comme une double évidence. D’abord parce que Marguerite Hoppenot était réellement une femme de prière. Et ensuite une évidence plus personnelle. J’ai eu la chance de bien la connaître, par une longue fréquentation qui m’a conduit à réaliser avec Jean-Pierre Bussy un film sur et avec elle pour le Jour du Seigneur, puis à écrire sa biographie pour les éditions Salvator (Marguerite Hoppenot. La liberté de l’amour). Et j’ai constaté en repensant à nos conversations ou en lisant ses nombreux écrits que cela me menait directement à la prière. Un ouvrage dans la collection « Prier 15 jours avec » m’a donc semblé évident.

 

N.C. Vous dites aussi avoir eu la chance de la rencontrer, comment cela s’est-il passé ?

A.d.P. Un hasard absolu ! À l’époque, il se trouve que j’étais journaliste à la revue Prier. J’ai reçu un beau jour le coup de fil d’un certain Alain de Langlais qui me suggérait de la rencontrer pour présenter un portrait d’elle dans la revue. Je n’avais rien contre mais je ne la connaissais pas. Lorsque je l’ai vue pour la première fois, cela a été le coup de foudre. Elle m’a séduit (dans le bon sens du terme). Et pendant près de 20 ans, nous avons entretenu des contacts réguliers. Le plus extraordinaire chez elle, c’est qu’elle n’était pas là pour proclamer une vérité, elle avait le souci du dialogue. Elle demandait toujours l’avis de son interlocuteur. Une volonté d’échange, qu’à mon sens, le lecteur peut retrouver dans ce livre qui le fera entrer lui aussi en dialogue avec elle. 

 

N.C. Quel message avez-vous voulu transmettre?

A.d.P. Très simplement, je dirais que j’aime faire se rencontrer ceux que j’aime. Dans ce petit ouvrage nous retrouvons deux personnes que j’affectionne profondément : Jésus-Christ et Marguerite Hoppenot ! J’ai donc naturellement envie de les faire connaître à mes lecteurs. Faire connaître Jésus-Christ à travers mes écrits, c’est un peu ma façon d’évangéliser, et j’ai le souhait que Marguerite soit plus connue du grand public car je pense qu’elle est importante pour notre monde d’aujourd’hui. Et cela se rejoint car elle a tracé une belle voie vers celui qui est le vrai chemin qui mène à Dieu. 

 

N.C. Vous avez pris le parti d’organiser votre livre selon la devise du mouvement Sève qu’elle a créé : être, aimer, servir, unir, pourquoi ce choix?

A.d.P. J’ai souhaité, en accord avec les responsables du mouvement Nicole Beau et Marie-Hélène Vallat, articuler mon livre ainsi car ce sont les quatre piliers érigés par Marguerite. Si les trois premiers sont présents dès le début de la création du mouvement Sève, unir, cette quatrième dimension, est venu un peu plus tard. C’est une part importante de son œuvre. Elle a eu l’intuition que les chrétiens devaient s’unir. Elle tenait beaucoup à l’œcuménisme. On ne peut imaginer à quel point elle a été précurseur dans l’Église. Elle avait un regard très avancé sur la position de la femme notamment au sein de l’Église où la gent féminine laïque avait encore peu de poids. 

 

N.C. Qu’est-ce qui fait la force du mouvement Sève ?

A.d.P. Comme Marguerite était extraordinaire, ce mouvement est extraordinaire. Porteuse d’un message qui était plus grand qu’elle, elle était d’une humilité absolue face à ce qu’elle transmettait. C’est pourquoi le mouvement continue de fonctionner sans sa présence. Elle était au service du Seigneur. Et le mouvement a repris le flambeau.

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