Mes yeux ouverts sur… Le Printemps de Botticelli

De gauche à droite comme un mouvement d’écriture progressif :

Main altière de Mercure drapé de rouge qui arrête la brume avec son caducée,
Mains élégantes des Trois Grâces qui s’élèvent pour se réjouir,
Main centrale, solennelle, de Vénus, drapée de rouge aussi, qui salue, qui bénit,
Main déterminée de Cupidon qui écrit une nouvelle histoire,
Main généreuse de Flora qui distribue à tous pétales et semences,
Mains hâtives de la nymphe Chloris qui annoncent le départ
sans repousser le vent Zéphyr, l’amoureux,
Mains toutes bleues, mains du désir transi enlaçant l’Aimée, pour retenir un baiser, peut-être…                                       Belles mains en devenir pour l’arrivée du Printemps…

Mais un détail m’attire : la réponse n’est plus dans les mains, n’est plus dans les mots.
Un peu comme la colombe qui fit sens en apportant un rameau d’olivier à Noé
pour annoncer le nouveau monde.
Ici c’est la nymphe qui nous révèle le temps premier revenu, le Printemps.
Est-ce qu’elle a choisi de se taire parce que c’est trop beau ?
Car elle ne tient dans sa bouche que des fleurs nouvelles.
Être en chemin dans le Printemps, les mains ouvertes et les lèvres pleines de fleurs, car lui seul est promesse de Renouveau, n’est-ce pas l’expression même de l’optimisme ?

Isaline DUTRU

 

Huile sur bois, 203 cm x 314 cm – vers 1480

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