L’ici et maintenant – Edito de la revue Nouvelle Cité de mai-juin 2020

L'ici et maintenant - Edito revue Nouvelle Cité mai-juin 2020

L’ici et maintenant

« Papa, est-ce que je pourrai aller à ma colo ? »; « Verra-t-on nos petits- enfants cet été ? ». Ces questions, comme celles de la réouverture des écoles et des bureaux, et de la stabilité économique, hantent tous nos foyers. Futur immédiat ou horizon estival, la réponse est immuable : on ne sait pas. Même les politiques l’avouent, eux pourtant formés à rassurer la population. L’homme du XXIe siècle, qui peut aller sur la Lune et ouvrir son garage depuis sa voiture, doit s’avouer incapable de noircir son planning pour les prochains mois. Nos élites scientifiques, en quête de traitements et de vaccins, ne maîtrisent pas davantage leur calendrier et le jour de la délivrance collective.
Qu’il s’agisse d’une expérience inédite ou qu’elle rappelle à certains des temps plus sombres, demain est incertain. Insupportable impuissance ? On ne peut en rester là. « Dans ces moments d’incertitude, les liens aux autres sont vitaux : nous pouvons compenser notre manque d’information sur la situation par le partage d’expériences », avance la journaliste Anne Guion. Les pages de notre revue en témoignent : toutes et tous inventons un quotidien moins anxiogène. Nous mettons en scène notre vivre- ensemble, notre quête d’unité de nos familles, de notre voisinage, grâce aux technologies modernes qui nous permettent de rester en lien.
« Sans doute faut-il se mettre en demeure d’imaginer un monde où ce qui est “ici et maintenant” reprenne autant vigueur et sens que ce qui est ailleurs et dans un autre temps », propose Laurent Bibard, enseignant en management à l’Essec. Un pilier qui tient bien, à condition de ne pas se croire seuls. « Depuis que le Christ nous a rejoints et a consenti à donner sa vie pour nous, le salut de Dieu se conjugue au présent », assure Mgr Jean-Luc Brunin, évêque du Havre. Vivons vraiment, de l’intérieur, cet aujourd’hui, l’instant présent qui déjà contient en germe les bases du lendemain de tous. C’est ainsi que l’on pourra réussir « l’après-pandémie », qui se prépare déjà, avec des changements durables.

Philippe CLANCHÉ
philippe.clanche@nouvellecite.fr

Pour en savoir plus ACHETEZ CE NUMÉRO ONLINE
ou bien
Abonnez-vous à la lettre gratuite !

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *