Les infirmières, toujours là pour nous

Les infirmières, toujours là pour nous

Les infirmières, toujours là pour nous.En France, elles sont 520 000, des femmes à 88 %, jeunes (un quart ont moins de 30 ans). Les infirmières étaient déjà les professionnelles préférées des Français avant que la pandémie de la Covid-19 n’en fasse des héroïnes face à la vague tragique du printemps 2020. Ancien responsable du Service société du Parisien, aujourd’hui directeur pédagogique à l’IICP, Philippe Duley connaît bien leur réalité. En 2012, il publie La Vraie Histoire des infirmières. Les éditions La Martinière le sollicitent durant la crise du printemps dernier. « Je voyais les gens aux fenêtres, qui les applaudissaient. J’en ai été bouleversé et j’ai écrit ce nouveau livre en trois semaines, avec mes tripes. » Le journaliste a été d’autant plus motivé en apprenant que, pour chaque exemplaire vendu, un euro serait versé à la Fondation Hôpitaux de Paris-Hôpitaux de France.

L’ouvrage s’ouvre en mettant à l’honneur une infirmière emblématique, Charlotte, une jeune femme de 25 ans, « l’infirmière type, qualifiée, fonceuse sans arrière-pensée. Déterminée, elle sait pourquoi elle soigne, pourquoi elle a fait ce choix ». Et l’on suit les premières heures, jours et semaines de celle qui, tout juste diplômée, a répondu « aux appels d’urgence pour rejoindre les bataillons anti-coronavirus ».

Écrire est une manière de rendre hommage, mais il fallait des images pour documenter cette réalité. Dans le tourbillon des services, avec les conditions sanitaires drastiques de l’époque (notamment la pénurie de masques et de blouses), il était impossible de faire rentrer un reporter, sauf s’il était lui-même soignant. L’éditeur découvre alors le travail de Jonathan Udot, infirmier et photographe amateur de talent, qui a immortalisé le travail de ses collègues. Ses clichés illustrent superbement le travail et les émotions de femmes et d’hommes au cœur de la tourmente.

« Quand on naît, une infirmière est là, et quand on meurt aussi. Elle représente cette permanence, cette image du soin maternel. À l’hôpital, ce n’est pas tant le médecin que l’on voit, c’est elle », explique Philippe Duley, fasciné par ces soignantes indispensables et modestes. « Elles détestent le mot de vocation, a noté le journaliste, mais c’est un mot noble. » Il rappelle que les religieuses ont été les pionnières du métier, quand il s’agissait surtout d’accompagner la fin de vie des malades. L’album très richement illustré est un livre militant. Mais si le salaire moyen n’est que de 1 820 euros par mois, « les infirmières ne veulent pas d’abord plus d’argent, mais de meilleures conditions de travail ». Le livre évoque aussi longuement l’histoire du métier, à laquelle l’Église catholique a pris une part majeure, et la figure de l’infirmière dans la culture populaire, la publicité, le cinéma ou la bande dessinée.
Philippe CLANCHÉ

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