L’appel pressant à participer aux travaux du synode

L’appel pressant à participer aux travaux du synode. LANCÉE EN OCTOBRE, la démarche synodale invite chaque fidèle à échanger localement sur l’Église de demain, sur le fond comme sur la forme.

En grec, synode signifie « marcher ensemble ». L’appel à vivre une expérience synodale tombe à point nommé en France, quand le rapport de la Ciase invite à améliorer la vie de l’Église avec tous ses acteurs (voir p. 6 et 7). Le Pape, qui en fait un axe majeur de son pontificat, veut désormais impliquer tous les fidèles dans un processus jadis réservé aux évêques. « Un synode ne porte réellement de fruits que s’il devient l’expression vivante de l’être de l’Église », a dit François lors du lancement de la démarche, le 9 octobre. « La participation est une exigence de la foi baptismale », affirme-t-il comme pour convaincre les indécis. Et de citer saint Paul : « C’est dans un unique Esprit que […] nous avons été baptisés pour former un seul corps » (1 Co 12,13).

Organisée en octobre 2023, la prochaine assemblée du synode des évêques se prépare dès aujourd’hui avec « la phase  d’écoute et de consultation du Peuple de Dieu », dans les diocèses jusqu’en avril 2022. Le synode n’a pas d’autre thème que… la synodalité. « C’est une grande table ouverte », résume Isabelle Morel, enseignante à l’Institut catholique de Paris, qui
vient de publier un Petit manuel de synodalité.

« On pourra dire ce qui compte à nos yeux pour l’Église sur la forme et sur le fond. » Le document préparatoire du Saint-Siège propose quelques pistes. Il est question de « co-responsabilité dans la mission », de « dialogue dans l’Église, dans la société et avec les autres confessions chrétiennes », de « discerner et décider ».

Concrètement, une équipe nationale de pilotage est en place et un référent coordonne le travail dans chaque diocèse. « Chez  moi, explique Isabelle Morel, nous allons réactiver les équipes de notre récent synode. Soit plus de 5000 personnes. Chaque évêque a la liberté de s’organiser, mais, pour la première fois, il sera obligé de faire naître la parole ». Dans les paroisses, mais aussi dans

Jusqu’en avril 2022, tous les baptisés peuvent saisir cette opportunité de co-construire l’Église de demain.

les différents mouvements et services, on va donc échanger, s’écouter et produire des textes qui remonteront ensuite pour nourrir la synthèse nationale. Pour l’enseignante, cette expérience synodale va représenter « un vrai travail d’écoute et de transformation, des communautés, des pasteurs et de tous les baptisés. Dans l’Église, nous avons toutes les sensibilités. Proposons le beau témoignage qu’il est possible de vivre ensemble, partageant en commun Jésus-Christ ». Tous les baptisés peuvent saisir cette opportunité de co-construire l’Église de demain.

Philippe CLANCHÉ

redaction@nouvellecite.fr

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