L’aide au peuple Bangwa

L’aide au peuple Bangwa. L’IMPLANTATION EN AFRIQUE SE POURSUIT. En février 1964, trois focolarines, Rita, Anny et Giuseppina, s’installent dans le village de Njinikom, au Cameroun.

Chiara se rend pour la première fois en Afrique en 1966, à Douala au Cameroun. C’est aussi en 1966 que commence une belle histoire entre la tribu Bangwa et les Focolari. Au début des années 1960, Fontem (Cameroun) se compose uniquement de quelques habitations perdues dans la forêt de palmiers. Les enfants y meurent en grand nombre à cause de la maladie du sommeil, transmise par la piqûre de la mouche tsé-tsé, à tel point que la tribu s’en trouve menacée.

Le chef de la tribu, le fon Defang, réunit le conseil des grands chefs et ceux-ci décident ensemble de prier durant une année. Ils demandent aux chrétiens de prier eux aussi et envoient une délégation à Buea où se trouve Mgr Peeters. L’évêque se rend lui-même à Fontem et mesure ainsi la gravité de la situation. Il pense immédiatement aux Focolari qu’il a connus à Rome à l’occasion du concile Vatican II.

En février 1966, répondant à l’appel de l’évêque, un petit groupe de focolarini arrive à Fontem avec Lucio Dal Soglio. Deux mois plus tard, des focolarines les rejoignent et s’installent dans les cases que les Bangwas ont mises à leur disposition. Ils tracent les premiers sentiers et posent les fondations des premiers bâtiments. Marilen Holzhauser, que l’on peut voir sur une de ces photos, n’arrivera en Afrique qu’en 1969.

« Je crois que Dieu a un dessein spécial sur eux. » Chiara Lubich

Le 19 juin 1966, à Fontem, Chiara pose la première pierre d’un hôpital, de l’école et du collège pour l’instruction des jeunes. Peu après, elle partage ce commentaire :

« C’est un peuple magnifique, le peuple Bangwa, […] il a un grand sens du divin dans son cœur. Je crois que Dieu a un dessein spécial sur eux. Sur l’esplanade d’Azi, nous aimions tous Dieu : nous, les chrétiens présents, mais aussi les Bangwas. Eh bien, c’est là que j’ai eu la nette impression que Dieu nous serrait tous dans ses bras avec son amour comme un immense soleil. Pour la première fois de ma vie, j’ai pressenti que nous aurions aussi affaire à des personnes qui observent des traditions non chrétiennes. »

Diffusion aux Philippines

Le même mois, en février 1966, un groupe de trois focolarines et de deux focolarini atterrissent à Manille. Depuis plusieurs années, le père Taschner, missionnaire verbite, diffuse la spiritualité des Focolari dans l’archipel des Philippines. Durant plusieurs jours, enchaînant les rencontres sous une chaleur torride, le groupe établit des contacts avec des centaines de personnes. Le cardinal de Manille, Rufino Santos, joue un rôle déterminant dans la décision de s’établir durablement aux Philippines. Par la suite, assez rapidement, des Mariapolis se déroulent en Corée et à Hong-Kong et des focolares se sont ouverts dans ces différents pays.

Naissance des Gen

Le 6 juillet 1966, lors d’une rencontre avec 150 jeunes filles du Mouvement qui ont été reçues le matin même en audience par le pape Paul VI, Chiara lance la branche des jeunes du mouvement des Focolari, les Gen 2, GEN signifiant Génération Nouvelle.

Dominique FILY

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