Mon identité ? Citoyenne européenne !

Chronique d’une jeune, Emanuela Maria Cavaleri, sur sa vision de l’Europe. À 23 ans, elle poursuit un Master en relations internationales à Strasbourg, en particulier sur la coopération entre l’Union européenne et les pays en développement. Elle est actuellement en stage à Bruges (Belgique) dans un institut de recherche des Nations unies.

            Au fil de mon cursus sur les relations internationales, j’ai eu l’occasion d’étudier en profondeur l’histoire, les institutions et le droit de l’Union européenne. J’ai assisté à des cours souvent longs et compliqués, mais je n’ai jamais eu la tentation de croire que l’Europe est une structure difficile à comprendre, lointaine du quotidien et parfois même « despotique ». Dans mon esprit, il a toujours été clair que l’Europe a une âme, qu’elle est une réalité que l’on voit et que l’on touche, car c’est dans cette Europe-là que j’ai eu la chance de grandir.

Je suis italienne mais je crois que l’identité qui me définit le mieux est celle d’européenne. Déjà, enfant, quand ma mère, professeur de langues, me chantait des berceuses apprises en Angleterre, je savais, sans le comprendre vraiment, que ma culture n’était pas celle d’un seul pays. Ensuite, les expériences que j’ai faites durant ma scolarité m’ont formée en tant que citoyenne européenne : avec mon lycée  j’ai participé au programme Comenius [1] grâce auquel j’ai eu l’occasion de voyager et de rencontrer des étudiants de Grèce, de France, de Roumanie, de Turquie, de m’approprier un peu leurs cultures, et de leur transmettre un peu de la mienne. Avec ces étudiants, nous avons eu la possibilité de nous rendre compte que nous avions une histoire commune et que nous pouvions choisir de bâtir un avenir commun.

À l ’université, ce fut un choix tout naturel que d’aller passer une année à l’étranger en Erasmus [2]. Puis, j’ai décidé de revenir dans le pays qui m’avait accueillie, la France, pour y compléter mes études. Autour de moi, plusieurs personnes ont fait des choix similaires : une amie anglaise est partie travailler en Espagne, une autre Italienne est allée étudier en Belgique, et comme elles, beaucoup d’autres ont choisi de faire de l’Europe leur chez-soi. Je reconnais que cette histoire n’est pas l’histoire de tout le monde, mais je ne crois pas me tromper en imaginant qu’un grand nombre de jeunes Européens d’aujourd’hui peuvent s’y reconnaître.

Un maire français que j’ai eu l’occasion de rencontrer [3]  m’a dit un jour : « L’Europe ne se décrète pas, elle se vit ». En effet, celle-ci se construit au quotidien à travers des expériences comme celles que j’ai faites et qui ont façonné ma personnalité de citoyenne européenne. C’est seulement en « vivant l’Europe » que l’on peut se rendre compte de ce que signifie habiter dans un espace de paix et de coopération unique au monde, et combien cela nous apporte. Ainsi, on  comprend pourquoi il est important de continuer, de recommencer à croire au projet européen et de lui donner un nouveau souffle. J’ai confiance : ma génération est prête à relever le défi.

 

[1] : Il permet les échanges et la coopération entre les établissements scolaires en Europe, de la maternelle au lycée.

[2] : Programme d’échange d’étudiants et d’enseignants entre les universités et les grandes écoles européennes.

[3] : Il s’agit de Dany Karcher. Voir le Nouvelle Cité n°566

Un commentaire sur “Mon identité ? Citoyenne européenne !

  1. Gusti Oggenfuss says:

    Grazie per questa newsletter che guardo con interesse.
    Un piccolo suggerimento: il link degli articoli – a mio aviso – andrebbe messo sotto il titolo e non sotto la foto.
    Un saluto e tutta la mia unità,

    gusti

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