Révérend Otani Chojun

Révérend Otani Chojun

Ôtani Chôjun, né en 1929, est un moine de l’école bouddhique japonaise Jōdo shinshū, « la véritable école de la Terre pure ». Cette école fut fondée au XIIIe siècle par un grand réformateur, Shinran, et prit un très grand essor au XVe grâce au prosélytisme de son descendant Rennyo. Elle exerça une très grande influence dans le Japon médiéval ravagé par des guerres intestines en se diffusant largement dans la population et dans les campagnes, et de nos jours elle est la plus répandue par le nombre de ses croyants. Les moines de cette école pouvant se marier et avoir des enfants, Ôtani Chôjun est lui-même un descendant de Shinran et de Rennyo. Après avoir terminé ses études, à l’université de Tokyo le bouddhisme, le sanskrit et la littérature française, il est venu en France en 1955 où il étudia huit ans la littérature française à la Sorbonne.
En 1986, il a soutenu une thèse de doctorat à l’université Paris VII sous la direction de Bernard Frank et l’a publiée en 1991 sous le titre Les problèmes de la foi et de la pratique chez Rennyo à travers ses lettres, Maisonneuve et Larose. Il est connu au Japon comme écrivain par des études, des essais ou des ouvrages de vulgarisation. Ôtani Chôjun a fondé et dirige la fondation culturelle du monastère Higashi honganji de Kyôto. Titulaire des palmes académiques du gouvernement français, il est l’une des plus éminentes figures de la francophonie au Japon.